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Ce sujet a 4 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  Christophe, il y a 1 an et 9 mois.

École de Stéphanie

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
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  • #264
    Georgia
    Georgia
    Participant

    Hello comme promis, voici des information relatives à l’École de Stéphanie .

    L’exposition Life is a Bed of Roses (un roman) accueille durant trois jours la 6ème édition de « L’Ecole de Stéphanie », proposées par Stéphanie Moisdon, qui se déroule dans un espace modélisé à partir des fonctions minimales d’une salle de classe.

    Son image a été pensée par Pierre Joseph, qui la définit ainsi : « L’espace intègre une série de douze photographies de vitraux, une moquette bleue, une table de conférence, un équipement audio-visuel, et des sièges en nombre suffisant. L’ensemble pourrait évoquer d’emblée une salle de classe de l’enseignement catholique mais ce n’est pas ici véritablement l’enjeu. La série d’images, prise sans vocation documentaire, ni cadrage exigeant, nous renvoie davantage du côté du mitraillage photographique et touristique que vers une lecture savante de l’iconographie religieuse. Malgré cela, fruit du hasard et de différents paramètres, dont l’ensoleillement de la cathédrale Notre-Dame, où ont été prises ces photos, ce jour-là, de la distance objectif/sujet, de la focale et de l’exposition, une seule scène de vitraux aura été choisie. Il s’agit d’un motif fréquent de l’art chrétien, l’arbre de Jessé, dans une version restaurée de Viollet-le-Duc. On pourra donc y voir et y lire, une allusion parcellaire à la généalogie de Jésus et donc à l’histoire et la transmission au sens large. L’arrière-plan de chacun des personnages de ces vitraux étant bleu comme l’est la moquette qui emplit l’espace de la classe, le dispositif inclut malgré lui le visiteur ou l’élève dans cette « histoire »…Ces images sérielles n’en sont pas moins tout à fait décoratives et joueront de cette manière et sur ce registre avec le reste de l’exposition. »

    Le prototype de «L’Ecole de Stéphanie» n’est ni une fiction ni une parodie, mais le pilote d’une école, une situation amenée à se déplacer et à se renouveler, comme c’est le cas depuis sa création en 2006 pour « La force de l’art », triennale d’art contemporain à Paris.

    « L’Ecole de Stéphanie » est un espace de projection, de travail, de transmission et de mutualisation des savoirs. Une petite école temporaire où les questions d’image, de représentation et de langage circulent librement. Un lieu émancipé des règles et de l’autorité, des classements et des disciplines, qui fonctionne hors programme et sans manuel.

    Sur toute la durée de la manifestation, des “maîtres“ et  “maîtresses“ interviennent selon un rythme intensif. Ils ne cherchent pas à régner, ils s’inventent des filiations et des trajectoires personnelles, des méthodes et des outils de pédagogie. Ils enseignent, le temps d’une classe, une leçon de choses, une leçon de mots.

    Avec Philippe Azoury, Daniel Baumann, Nicolas Bourriaud, François Cusset, Dominique Gonzalez-Foerster, Mélanie Matranga, Charles de Meaux, Jean-Claude Moisdon, Lili Reynaud-Dewar, Arnaud Viviant.

    L’environnement musical est de Jean-Yves Leloup et la cloche de Trisha Donnelly.

    « L’Ecole de Stéphanie » bénéficie du soutien de la FABA, Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte.

    #271

    Christophe
    Participant

    Merci Georgia !
    L’école de Stéphanie (Je n’ai jamais eu l’occasion d’y assister) soulève une question qui a sans doute été débattue lors de la dernière réunion (?) : celle du public. Malgré l’effort du communiqué de presse, L’école de Stéphanie me semble bien plus un spectacle qu’une école (C’est juste mon sentiment non renseigné). Il s’agit avant tout d’un programme de conférences auxquelles le public extérieur peut assister. D’ailleurs quitte-t-elle seulement jamais les lieux traditionnels dévolus à l’art contemporain ? (Je n’ai pas fouillé les archives)

    Pour ma part, j’avais (peut-être par erreur) compris la possibilité de The Cheapest university presque à l’opposé : c’est-à-dire délocalisée dans une école ou un site équipé, et sans public. Ce que j’ai tendance à préférer dans l’idée de ne pas s’imposer la responsabilité du public c’est de créer les conditions d’une organisation horizontale et égalitaire (Sans autorité). C’est ce à quoi j’avais assisté lorsque j’étais résident à la Jan van Eyck aux Pays-bas. Chacun pouvait être émetteur ou récepteur. Le programme s’établissait sur les projets de recherche de chacun. Ces temps étaient ouverts au public (peu nombreux) mais nous étions d’abord notre propre public par communauté d’intérêts. Et ce qui était produit par ce programme, avec le temps, c’était simplement une communauté d’esprits et des souvenirs, pas des élèves instruits ou formés. Vaste question évidemment, mais je ne suis pas convaincu non plus par le fait de se retrouver dans une situation de prestataire (si des élèves/étudiants peuvent s’inscrire à Cheapest).
    :mail:

    #273
    Maxdigistyle
    Maxdigistyle
    Admin bbPress

    J’étais moi-même très curieux de cette “Ecole de Stéphanie” en juillet dernier mais je ne pouvais pas y assister à ce moment là malheureusement.
    Mélanie Matranga avait apparemment fait une pièce de théâtre ; ce qui m’avait assez surpris et qui semblait être inscrit dans l’orientation que tu décris Christophe, celle du spectacle ou en tout en cas du spectateur.

    Nous nous sommes en effet posé des questions autour du “public” lors de nos quelques rencontres ; mais la formulation était plus proche d’un “à qui s’adresse l’école ?”. Ce qui évacue le public, le spectateur au profit d’un groupe, inclusif.
    Donc je crois que tu avais bien compris Christophe :), pour le moment il n’est pas véritablement question de (se) montrer, même si à titre personnel j’ai tendance à croire qu’un groupe comme celui-ci (composé d’artistes notamment) peut être amené à produire des formes liées à la réflexion. Mais les pièces ne sont peut-être pas toutes faîtes pour être montrées.

    #277
    François
    François
    Participant

    D’accord avec ton analyse Christophe, mais je réagis sur le terme de “situation de prestataire” que tu utilises à la fin de ton post. Moi non plus, cela ne m’intéresse pas de partir à la chasse aux publics. Mais l’école étant sans cesse re localisée, à chaque nouvelle manifestation elle s’intègre dans un situation pré-existante, où des gens vivent et travaillent.
    Ces gens, (plutôt que le public, on pourrais les appeler des témoins), assistant à cette manifestation qui, comme tu le dis bien, vise à créer les conditions d’une organisation horizontale et égalitaire, peuvent être séduits par un tel programme.
    Je considère “l’ouverture” comme une forme de politesse vis à vis des structures qui vont nous accueillir. Il ne s’agirait donc surtout pas de faire du prosélytisme, mais de mettre en place des instances qui puissent permettre de répondre favorablement aux gens qui voudraient participer  aux projets, et de ne pas les intimider.

    #292

    Christophe
    Participant

    Totalement d’accord avec toi, François. Je te suis pour un projet ouvert à qui le souhaite, de 7 à 77 ans. Ce que j’essayais d’exprimer (Ce n’est pas toujours évident à l’écrit ; c’est plus difficile que de vive voix), c’est peut-être une crainte liée à mes expériences de workshop en milieu scolaire avec des enfants, des collégiens, ou même parfois des étudiants d’école d’art où c’était souvent difficile de ne pas se retrouver instrumentalisé par les conditions d’accueil et les mains liées par la commande d’une restitution qui rentre dans le cadre imaginé par les gens qui t’invitent. Mon point de vue (qui peut bien sûr changer) c’est ainsi de dire que le projet devrait/pourrait être ouvert à toutes les personnes souhaitant y assister, y participer (élèves, public adulte extérieur), mais le point de départ cela peut être aussi le noyau constitué par Cheapest (les questions et les tentatives qui risquent d’y être abordées), et il me semble auto-suffisant pour justifier la réalisation du projet. Au-delà de ce noyau, je te rejoins sur le fait que Cheapest doit pouvoir répondre favorablement à, c’est-à-dire accueillir, qui le souhaite ; nous-mêmes tout autant qu’à d’autres participants/témoins.

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