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Ce sujet a 5 réponses, 2 participants et a été mis à jour par Maxdigistyle Maxdigistyle, il y a 1 an et 5 mois.

Poésie, imitation et vidéo games

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
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  • #672
    Zombiechatte2025
    Zombiechatte2025
    Modérateur

    Bonjour à tous,

    suite à une discution avec Maxime et François, autour des jeux vidéo, je me permets de vous poster cet interview de Jenova Chen et Matthew Baker.

    The Gaming Guru

    Jenova Chen est un game designer, cofondateur du studio de développement thatgamecompany.
    IL est diplômé en 2006 d’un Master of Fine Arts en Interactive Media à l’école de cinéma de l’université de la Californie méridionale.
    Lors de ses études, il conçoit Cloud, et fait équipe avec Kellee Santiago et d’autres étudiants pour son développement. À la suite du succès critique du jeu, Santiago et Chen fondent le studio de développement thatgamecompany en 2006. Ils concluent un accord avec Sony Computer Entertainment pour trois jeux publiés sur le PlayStation Network. Pendant un temps, Chen travaille à Maxis, mais quitte pour travailler à plein temps dans son studio.La société devient une figure du jeu vidéo indépendant. (wiki infos)

    Aussi, Maxime, tu discutais du terme d’émulation, ou d’émulateur en informatique ?
    J’aimerai beaucoup que tu continues cette discussion sur le forum, et que tu nous en dises plus ?
    Le concept de “chercher à imiter” fait écho à de nombreuses discussions que nous avons eu pour Cheapest University, ou pour les jeux de rôles.

    Bonne après-mid, et hâte de vous voir tous à Treignac.

    #674
    Maxdigistyle
    Maxdigistyle
    Admin bbPress

    [désolé pour le temps de réponse —— busy busy these days]

    Merci charlotte, il est cool cet article !  Jenova Chen est super.

    Quelques phrases que j’ai bien appréciées :

    The game has no scoring, no violence and no competition

    The resulting gameplay is at once challenging for experienced gamers and accommodating for total beginners.

    I think words complicate things. Our vocabulary is limited. There are words that exist in one language and not in another language. It creates barriers that keep us from understanding each other. I’m often frustrated using words to talk to people.

    Whether it’s painting or song or movie or game, the creator puts more of themselves into the piece, so when the audience see it, they feel something real, they feel something human, they feel something that’s like a person.

    When people see success, particularly investors, they are much more willing to invest in artistic projects. Unfortunately, right now, most of the money-making games are casinos, free-to-play games. And that’s what the money people want to invest in. Nobody wants to invest in highly emotional, artistic, inspiring games.

    Du coup, toi charlotte tu y as joué ? c’est sur ps3 ?

    ça serait cool de faire une partie ensemble d’un de ses jeux en tout cas.

    Comme on a parlé jeu-vidéo l’autre jour et que tu as posté à ce sujet ici même, je continue la conversation sur l’émulation…

    Vous connaissez sans doute ces logiciels, ceux que l’on appelle “émulateurs”. Je trouve que leur fonctionnement est très lié à nos discussions et hypothèses autour du jeu et de l’idée d’instance.

    Un émulateur permet de simuler une autre plateforme informatique pour pouvoir ouvrir et utiliser des programmes issus de cette dernière. Pour donner un exemple, nous pouvons dorénavant installer des émulateurs des consoles SuperNes, Dreamcast, N64, etc. sur nos ordinateurs.

    Ces logiciels d’émulations paraissent simples au premier abord ; puisque l’ordinateur qui émule une machine plus ancienne est plus puissant, il semble logique que ce soit facile à mettre en place. Ce qui n’est pas totalement faux, au fil des avancées technologiques. Néanmoins les émulateurs sont parfois difficiles à coder, à créer et surtout à faire fonctionner car il y a des contraintes qui dépassent l’idée (l’équation) :   « machine plus puissante > machine moins puissante ».

    Les différences matérielles entre la machine hôte et la machine émulée sont telles que le développeur.euse ne peut pas utiliser le matériel hôte directement et doit donc créer virtuellement (donc de manière « immatérielle ») les composants de la machine émulée. En d’autres termes et pour donner un exemple inventé, mon ordinateur simulerait le processeur ou la carte graphique de la SuperNes, au détriment de l’usage de mon processeur directement. Il y a donc une couche supplémentaire ; alors qu’en théorie il serait plus utile de ne pas avoir cette couche.

    Pour partager un cas d’usage, il y a des jeux émulés qui tournent « trop vite » à cause de la machine hôte, donc les actions des personnages sont trop rapides et deviennent parfois complètement obsolètes car incompatibles avec les interactions prévues avec le jeu, qui part du principe que sa vitesse est différente (basée sur le processeur de la console par ex.)

    C’est un peu technique tout ça mais je trouve ça intéressant en parallèle à cette idée d’instances qui auraient différents formats de travail, de groupe, de pédagogie, etc. et qui essaieraient tant bien que mal de s’adapter à nos hôtes (entendu ici autant comme participant.e.s que comme architecture (le carreau)).

    Par contre, ça renvoie à mes yeux à Thierry de Duve et sa position décrite dans Faire école ou la refaire. Il défend l’idée d’une école d’art qui simulerait des passages de l’histoire de l’art pour enseigner. À l’époque de ma lecture, et sans doute encore aujourd’hui, je n’avais pas développé d’attrait particulier pour son hypothèse (éprouvée d’ailleurs lors d’une école temporaire et estivale à Bordeaux et/ou à Biarritz au début des années 90). L’idée de simulation m’intéressait grandement mais que ce soit l’histoire de l’art qui soit simulée ne m’excite pas trop.

    Dans notre cas, je serai plutôt partisan de ne pas se satisfaire du contexte artistique ou de son histoire pour créer Cheapest ; comme nous nous le sommes dit plusieurs fois, nous ne savons pas si c’est une école d’art mais c’est en tout cas une école (initiée par des artistes).

    J’aurai tendance à penser que dans notre idée d’instance, il pourrait s’agir d’émulation plutôt que de simulation. Et que les choses émulées soit des formats ou autres au lieu de l’histoire de l’art.

    S’ajoute à cela, le mot émulation en lui-même qui renvoie directement à la pédagogie tout comme au jeu-vidéo.

    Ca me fait penser à deux autres choses :

    D’une part, le hacking comme chose positive. Les hackers et leurs pratiques sont souvent représenté.e.s comme quelque chose de mauvais dans les médias mais il est important de rappeler que les origines de ces activités informatiques étaient et sont encore dédiés à l’amélioration des outils, à la capacité de changer soi-même les composants matériels ou virtuels de ce que l’on possède. Et non pas uniquement à la création de virus, comme certain.e.s le véhiculent.

    Ici, je pense qu’il pourrait être chouette de se dire que Cheapest serait un hacking d’école.

    D’autre part, il y a aussi cette pratique informatique du « reverse engineering » (rétro-ingénierie) que j’avais évoqué avec Charlotte et François et que j’ai découvert en étant impliqué dans un MMORPG, notamment. Là c’est encore plus compliqué et technique que l’émulation, je vous laisse donc lire ce bout de page wikipédia :

    La rétro-ingénierie, ou ingénierie inverse ou inversée, est l’activité qui consiste à étudier un objet pour en déterminer le fonctionnement interne ou la méthode de fabrication. On parle également de rétroconception. Le terme équivalent en anglais est reverse engineering.

    Il s’agit de :

    — comprendre le fonctionnement de l’objet, pour être en mesure de l’utiliser correctement, de le modifier, ou encore de s’assurer de son bon fonctionnement ;

    — fabriquer une copie de cet objet alors qu’on ne peut en obtenir ni les plans ni les méthodes de fabrication (activité généralement illégale) ;

    — créer un nouvel objet ayant des fonctionnalités identiques à l’objet de départ, sans viol de brevet ;

    — analyser un objet produit par un concurrent, soit dans le cadre d’une activité de veille concurrentielle, soit pour détecter d’éventuelles violations de brevets.

    Suivant la nature de l’objet et l’objectif poursuivi, on a recours à différentes méthodes et techniques. Pour des objets physiques, il est possible de démonter le système jusqu’à un certain point pour en analyser les constituants. En électronique et en informatique, la démarche peut être celle de l’étude d’une boîte opaque : on isole l’objet à étudier, on détermine les entrées et les sorties actives. On essaie ensuite de déterminer la réponse du système en fonction des variations du signal ou des signaux en entrée.

    Plus d’info .

    Grosse bise et à très vite

    #677
    Zombiechatte2025
    Zombiechatte2025
    Modérateur

    oui les jeux de Jenova sont à la maison. Tu pourras passer y jouer. Je ne sais pas si on va prendre la PS à Treignac.

    #678
    Maxdigistyle
    Maxdigistyle
    Admin bbPress

    yes cool cool
    je viendrai jouer alors :) très envie de tester !
    par contre la PS à Treignac, est-ce une bonne idée ? :) en même temps pourquoi pas, un soir ça peut être drôle dans l’espace dans le village

    #683
    Zombiechatte2025
    Zombiechatte2025
    Modérateur

    Je viens de regarder le trailer de Life is strange, j’espère que Treignac sera aussi bien. Qui a posté ce document ? c’est Génial !!!

    #684
    Maxdigistyle
    Maxdigistyle
    Admin bbPress

    it’s me!

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